Albert Camus (1913-1960)

Le premier homme

Éditions Gallimard

Lecture : Rémi Pradier
Musique originale : Veronika Soboljevski, violoncelle
Adaptation : Aude Marchand
Direction : Maxime Le Gall

1953, Jacques Cormery a 40 ans, il tente de savoir qui était son père. Entre la France et l’Algérie resurgissent des images de son enfance, de ses études. Un roman où l’on voit les racines de ce qui fera la personnalité de Camus, sa sensibilité, la genèse de sa pensée, les raisons de son engagement et pourquoi, toute sa vie, il aura voulu parler au nom de ceux à qui la parole est refusée.

Ce texte – qui est une autobiographie à peine voilée – ne devait pas voir le jour ; c’est l’ébauche de la première partie d’une oeuvre que Camus aurait voulu comme une exploration de son arbre généalogique et de son déchirement à l’heure de la guerre d’indépendance algérienne. Au delà de la beauté de ces pages échappées d’un carnet de travail, nous ferons entendre le travail en cours d’un écrivain, ses ratures, ses notes, ainsi que celles de son éditeur, ajoutant à la quête de Camus de convoquer le fantôme de son père, la nôtre de convoquer l’esprit de ce grand homme.